Carrying feline leukaemia and a calicivirus, Lilou is at the end of her tether!
624 pouches
of meat offered
624 pouches
of meat necessary
Les chevaux aspirent déjà tout le budget de l'association, que vont manger les félins recueillis dans les mois à venir ?
C'est en 2000 qu'Anne, son conjoint et un ami ont créé l'association Equi-Libre, dans le Gard, pour apporter leur soutien aux chevaux abandonnés ou victimes de mauvais traitements. Outre la dizaine d'équidés pris en charge au refuge en permanence, Anne s'occupe aussi de chats dont personne ne veut plus.
Des chats jugés indésirables
Si l'activité principale de l'association concerne les équidés, elle apporte également son aide aux chats abandonnés et aux chats des rues dont personne ne veut.
Actuellement, ils sont huit à être pris en charge par Anne, « des chats âgés, sauvages, indésirables », commente-t-elle. C'est pour eux qu'elle a besoin de nourriture ; l'essentiel du budget de la structure étant dédié aux soins et à l'alimentation des équidés.
Sans aide, des chats condamnés
La plupart de ces félins ne repartent jamais de l'association car, explique Anne, inquiète et indignée, «ils sont trop âgés ou trop sauvages. C'est très dur de les sociabiliser et les gens veulent des chatons, des chats adorables et gentils. On ne peut pas les relâcher. »
Il y a un mois, Anne a ainsi retrouvé un animal agonisant dans une poubelle, qu'elle a évidemment, sans hésiter, pris en charge. Mais avec 25 kg de croquettes par mois, financés avec ses ressources personnelles, Anne a de plus en plus de difficultés à nourrir ses petits protégés.
Sans compter que la hausse des abandons de chevaux la préoccupe aussi, et qu'elle doit préserver son budget pour les équidés.
Prendre soin de ceux dont personne ne veut
Depuis bientôt trois ans, Anne s'occupe de l'association à temps plein. Mais la fin de son congé parental approchant, elle va devoir retrouver un travail. Ce qui n'est pas sans l'inquiéter au regard de l'organisation dont elle va devoir faire preuve, entre les chevaux, les chats, le professionnel et le personnel.
Mais pour autant, elle reste totalement investie et continue sur le même crédo, à savoir qu'elle préfère « récupérer des chats indésirables et les garder chez elle, en dépit des difficultés, plutôt que de prendre des chatons qui vont repartir. »
Anne tient d'ores et déjà à remercier les donateurs qui l'aideront à nourrir les chats dans les semaines à venir.