Little Izzy has severely burned herself on the sides!
864 pouches
of meat offered
864 pouches
of meat necessary
Elle est inquiète, le stock de pâtée sera bientôt épuisé, que vont alors manger les vieux chats édentés qui ne peuvent pas mâcher les croquettes ?
En 2013, révoltée par le traitement souvent réservé aux équidés de centres équestres et par la maltraitance d’animaux domestiques en général, Edwige crée l’association Le Ferme du Launay, près de Rouen, en Seine-Maritime (76).
Aujourd’hui, plus de 60 animaux abandonnés, du chinchilla au poney, vivent à l’association, qui prend soin et stérilise aussi une trentaine de chats errants dans les communes environnantes.
L'association est de plus en plus sollicitée
En novembre dernier, le quotidien Paris Normandie a publié un article sur les actions de l’association. Edwige espérait attiré des donateurs et des bénévoles, mais c'est tout le contraire qui s'est produit... « J’ai surtout reçu des appels à l’aide. Les chats errants sont un vrai fléau, ici, et personne ne s’en soucie. Je suis dépassée ! » explique Edwige, découragée par son manque de moyens.
Les sites sur lesquels elle se rend regroupent des chats amaigris qui survivent près d’immeubles d’habitation, où ils servent parfois de jouets à des enfants cruels. « L’été dernier, un chaton a failli y rester. C’est une vieille dame qui l’a récupéré chez elle avec la mère, mais elle est trop âgée pour les garder. »
Entre famine et vieillissement, la situation est critique
Edwige ne pouvait évidemment pas laisser tous ces animaux à leur triste sort. Malheureusement, leur prise en charge, même en limitant au maximum les dépenses, coûte cher, et aujourd’hui, l’association peine à financer l’alimentation de ses protégés.
« Les aliments humides permettent aux chats errants, qui ont parfois du mal à trouver à boire, de s’hydrater en même temps qu’ils se nourrissent. Quant à ceux qui vivent chez moi, plusieurs n’ont plus de dents et ne peuvent manger que de la pâtée. Mais on ne pourra bientôt plus en acheter faute d’argent », ajoute Edwige avec inquiétude. L’association est dans l’impasse.
Edwige : les animaux comme projet de vie
À 36 ans, Edwige souhaite créer une vaste ferme-refuge pour les animaux abandonnés et maltraités. Au tout début de ce long chemin, elle souffre de ne pouvoir accueillir plus d’animaux pour le moment.
Au quotidien, elle passe déjà des heures auprès des animaux pour leur prodiguer soins et attention et leur garantir un environnement accueillant. Les vacances familiales ? Sacrifiées. Elle alloue généreusement le maximum de ses revenus à ses protégés, bien que son train de vie ait nettement diminué depuis son licenciement l’an dernier...
Ne laissons pas tomber Edwige, elle a besoin de nous !